vendredi 9 septembre 2016

Auguste Malo, milieu défensif Teungueth FC

«Mon avenir avec TFC dépendra du président»

Auguste Malo, milieu défensif de Teungueth FC


Auguste Malo est en fin de contrat avec Teungueth FC où il a fait ses débuts en 2012. Le milieu défensif veut continuer à défendre les couleurs de son club de cœur et attend une proposition de prolongation de contrat.

Ses belles prestations des années précédentes lui ont valu une place de choix dans le dispositif de Teungueth FC. En vrai essuie-glace, Auguste Malo a été désigné par la Ligue professionnelle dans l’équipe-type de la Ligue 2, à l’issue de cette saison qui a vu les Rufisquois être sacrés champions. «Cela a été une satisfaction d’être parmi le onze-type de la Ligue 2. Mais le chemin est encore long. Ce qui m’attend est encore plus difficile. Je le reconnais même si certaines distinctions donnent du baume au cœur. Je n’ai encore rien fait dans le football. Ce n’est que le début», a soutenu Auguste Malo, qui ajoute : «Il est vrai que j’ai effectué de bonnes prestations durant la saison précédente mais je m’attendais à plus. Néanmoins c’est Dieu qui décide. Et je lui rends grâce».

Depuis ses débuts au club, «Guy» a eu une très grande satisfaction. «J’ai été bien accueilli depuis mon arrivée ici. C’est la raison pour laquelle je suis toujours joueur du club. J’y suis depuis le National jusqu’à cette montée en Ligue 1. Aussi, il y a une bonne entente entre les joueurs. Ce qui a fait notre force», a-t-il confié.

Pour la préparation de la nouvelle saison, l’international U20 ne veut pas trop s’avancer. Il confie : «Actuellement, je suis en fin de contrat avec le club. On ne m’a encore rien proposé. Je peux dire que je suis libre pour le moment. C’est pourquoi je ne veux pas trop m’avancer sur le sujet. Teungueth FC est mon club de cœur. Actuellement, je n’ai aucun contact avec un club. Le destin appartient au Bon Dieu. Mais, j’aimerais bien continuer l’aventure avec le club en Ligue 1. Mais cela dépendra du président

Me Augustin Senghor sur la fin du contrat avec Puma

«Si nous devons aller à la CAN sans équipementier…»

Me Augustin Senghor, président de la FSF

En marge de la finale des phases nationales de petites catégories disputée le jeudi 18 août 2016 à Ziguinchor, le président de la FSF s’est prononcé sur la fin du contrat entre Puma et l’équipe nationale. Me Augustin Senghor réaffirme que la FSF ne va pas accepter n’importe quelle proposition. Quitte à aller à la CAN sans équipementier.

Le Sénégal pourrait jouer la CAN sans équipementier, si les fédéraux ne parviennent pas à trouver un suppléant plus costaud que Puma. Interpellé, Me Augustin Senghor a donné les raisons du non renouvellement du contrat avec l’ex-équipementier des Lions. «Effectivement, le contrat avec Puma est arrivé à sa fin. Puma a décidé de se retirer presque à 90% de l’Afrique. Et dans ce cadre, notre contrat n’a pas été renouvelé», a-t-il confié. Le président de la FSF poursuit : «Nous sommes en discussions avec beaucoup d’équipementiers. Mais comme nous disons toujours, nous ne voulons pas brader notre maillot national. Et si, pour cela, nous devons aller à la CAN sans un équipementier, nous le ferons. Si nous n’avons pas un équipementier d’ici à la CAN, je proposerai au Comité exécutif qu’on ne porte pas de maillots Puma».

Et d’ajouter : «Nous sommes à la veille des éliminatoires de la Coupe du monde. Nous ne pouvons pas nous permettre de signer une convention au rabais avec un équipementier, parce que nous connaissons la valeur marchande de notre équipe nationale. Et nous ne pouvons pas accepter un équipementier qui va nous proposer des miettes. Là où d’autres donnent énormément de moyens». En effet, souligne Me Senghor, «nous sommes en train de parler du football des jeunes. Si nous n’arrivons pas à valoriser notre maillot national, nos équipes nationales, nous n’aurons pas les retombées nécessaires pour réinvestir davantage sur ce que nous faisons».

Le patron du football sénégalais se réjouit, toutefois, qu’«aujourd’hui, au Sénégal, on joue partout dans toutes les catégories, dans tous les genres. Cela a un coût. Un budget pour une saison pour la FSF, c’est aux alentours de 1,2 milliard pour organiser toutes les compétitions que vous venez de voir se dérouler cette saison sans aucune rupture».

Pour la prochaine CAN, Me Senghor soutient : «Si d’ici novembre nous n’avons pas d’équipementier, qui nous propose quelque chose d’intéressant, nous irons à la CAN avec un maillot frappé du Lion, ce sera suffisant. Ce sera notre équipementier, notre marque.»


jeudi 11 août 2016

Réhabilitation du stade Ngalandou Diouf de Rufisque

Les Rufisquois interpellent l’État à nouveau
Marche des sportifs rufisquois


Fermé depuis 2011, le stade Ngalandou Diouf est loin d’être disponible. La pelouse et les projecteurs restent les deux éléments qui retardent l’avancement des travaux. Une lenteur qui pousse les Rufisquois à interpeller à nouveau l’État du Sénégal.

Lors de sa visite du 30 mars dernier, le maire Douada Niang avait assuré que le stade serait livré avant août. Une volonté loin d’être réalisée vu la lenteur des travaux au niveau de l’antre mythique de Rufisque. Depuis 5 bonnes années, les jeunes Rufisquois sont privés de Navétane. Les clubs, tels que Teungueth FC (promu en Ligue 1 l’année prochaine), AJEL (championne de la Coupe du Sénégal en cadets), Yakaar, Sporting, Saltigué…, ont dépensé des sommes énormes pour pouvoir représenter dignement la ville. Malgré les performances des clubs, rien n’est encore fait pour sortir la jeunesse rufisquoise de ce gouffre.

Un tour dans le dit stade permet de constater l’avancement des travaux. La charpente, qui avait un délai de 3 mois pour sa réalisation, est déjà peinte et déposée sur le sol. «Par rapport à la charpente, les derniers réglages ont été faits. Il ne reste qu’à la poser et mettre la toiture. C’est un travail qui ne doit pas durer selon les informations que nous avons eues. C’est le bureau de contrôle qui doit venir vérifier les travaux de la charpente. Si c’est conforme, la pose ne doit pas prendre du temps», a répondu le chargé du sport de la ville, Cheikh Tidiane Faye. La 2ème tribune, peinte en jaune, est à 97% prête. Il ne reste que la porte centrale à monter et les carreaux à poser sur le sol. Ce qui veut dire qu’il ne reste que l’État pour que les travaux soient achevés.
 

Réactions
 
Oumar Sagna Ndiaye, adjoint au préfet

«Que tous les engagements de l’État puissent être exécutés»

«Les travaux du stade Ngalandou avancent. Nous souhaitons en début d’année prochaine que tous les engagements qui ont été pris par l’État puissent être exécutés. Je sais que le ministère des Sports est dans cette optique. Cela a trop duré, c’est vrai mais au moment où les avancées sont notées, il faut continuer à se féliciter de cela et espérer que d’ici la fin de l’année, les travaux vont être achevés.»

Cheikh Faye, président Commission sportive de la ville

«La ville a fait ce qu’elle devait faire»

«Ce qui bloque, c’est la 2ème phase des travaux : l’aire de jeu et l’éclairage. Je pense que tout ce qu’on devait faire, au niveau de la ville, nous l’avons fait. Mais ces travaux devront être gérés par le ministère des Sports, qui avait dit ouvertement qu’il allait prendre en charge la pelouse et l’éclairage. Donc, d’après les renseignements que nous avons, l’appel d’offres a été lancé. Mais on demande à l’autorité centrale, le préfet, de s’y mêler pour que les travaux démarrent rapidement.»

Mamadou Diouf Mbengue, président ODCAV Rufisque

«La venue du ministre était porteuse d’espoir»

«La venue du ministre des Sports (Matar Ba) était porteuse d’espoir. Durant ce CDD, il a été question, au sortir de la rencontre, d’adresser une correspondance au ministre des Sports pour lui rappeler cette situation du stade pour que dès cette année, il soit réceptionné et ouvert au moins.»

samedi 6 août 2016

Natation : Lancement du projet ANSVS

Tous à la plage contre les noyades d’enfants
Amadou Ndongo responsable d'ANSVS


Le lancement du projet «Apprendre à nager pour sauver des vies au Sénégal» (ANSVS) édition 2016 s’est tenu samedi à la plage de Ouakam. Membre-initiateur du projet, Amadou Ndongo se dit réconforté par la participation importante des enfants.

«Apprendre à nager pour sauver des vies au Sénégal» est un projet initié par la Maison du rugby grâce à Me Guédel Ndiaye, consul honoraire de Monaco et président de la FSR. Par le concours du financement de la Fondation Princesse Charlène, ce projet a été mis en œuvre en 2014 par la Fédération sénégalaise de natation et de sauvetage. «L’année dernière, quand on a bouclé le projet, on avait fait une demande pour son renouvellement. Du coup, la demande a été acceptée. C’est pourquoi, aujourd’hui, on a célébré l’ouverture officielle de la 2ème édition de ce projet de natation, qui a pour intérêt d’apprendre les enfants à nager», a soutenu Amadou Ndongo, qui se réjouit de la bonne collaboration entre la Fédération sénégalaise de natation et de sauvetage (FSNS) et la Maison du Rugby.

Pour cette 2ème édition, «il y avait plus de 250 enfants. La Maison du rugby a mobilisé une centaine d’enfants» pour venir assister à la cérémonie d’ouverture qui «s’est très bien passée». M. Ndongo lance un appel aux partenaires locaux. Parce que, dit-il, le projet est financé par un partenaire international. «C’est pour l’intérêt des enfants du Sénégal. Donc, il vaut mieux que les partenaires locaux reprennent le projet en main pour que cela puisse continuer au-delà même du financement de la Fondation Princesse Charlène de Monaco», a-t-il poursuivi.

Mis en œuvre sur les sites de Ouakam, Yoff, Terrou-bi et à Saint-Louis, le projet ANSVS «contribue à lutter contre les noyades fréquentes» au Sénégal. D’ailleurs en 2015, la Direction de la Protection civile a enregistré, d’après M. Ndongo, 252 cas de noyades, de mort. Ce qui veut dire que l’intérêt de ce projet est très grand.

Layousse Diallo, défenseur Avellino (Serie B Italie)

«Je veux aller le plus loin possible»
Layousse Diallo (Avellino, Serie B)


Layousse Diallo,  passé par Fiorentina en Primevera, a paraphé un contrat de 3 ans avec Avellino en Serie B. Le latéral gauche sénégalais de 19 ans compte apporter tout son savoir-faire pour aider son club à monter en Serie A.

Layousse, vous venez de réaliser votre rêve de gamin en signant votre premier contrat professionnel…

Effectivement, j’ai réalisé un rêve de gamin. Très jeune, je rêvais de signer un contrat professionnel pour aider mes parents et proches. D’autant plus que dans notre quartier des HLM de Rufisque, il y a des joueurs (Pape Bouba Diop, Ibrahima Faye, Pape Paté Diouf, Cheikh Guèye, ndlr), qui ont réussi dans le foot. Donc si cela s’est réalisé, je ne peux que m’en réjouir et remercier le Bon Dieu. Également, je remercie Mourtalla Mboup, président-fondateur du Centre Tallas Foot Académie où j’ai passé toute ma formation. Vraiment, c’est quelqu’un de bien. Il a contribué à ma carrière de footballeur.

Avant d’atterrir à Avelino, vous étiez dans quel club en Italie ?

En fait, j’étais à Fiorentina en Primavera. C’est par le biais du centre Tallas Foot Académie que je suis parti à Fiorentina. Je suis arrivé au club italien en 2013. Je jouais tous les matchs. J’ai marqué 2 buts et fait des passes décisives. J’ai toujours tout apporté à mon équipe.

Est-ce qu’on peut attendre cela de vous avec votre nouveau club ?

Évidemment, je compte apporter tout mon savoir-faire afin que le club puisse monter en Serie A. Je suis bien accueilli par les dirigeants, le coach et les joueurs. À moi maintenant de mériter toute la confiance portée sur ma modeste personne par les dirigeants du club. D’ailleurs, je vais porter même le dossard numéro 15. Lequel me plaît beaucoup. Comme tout bon footballeur, je veux aller le plus loin pour représenter le Sénégal.

vendredi 29 juillet 2016

Interview avec Amadou Kane sur les phases nationales 2016

«Toutes les dispositions pratiques ont été prises»
Amadou Kane, président ONCAV


À quelques jours du démarrage des phases nationales, prévues du 12 au 27 août à Ziguinchor, le président de l’ONCAV Amadou Kane se prononce sur l’événement n°1 du Navétane.

Président, où en êtes-vous dans les préparatifs des phases nationales 2016 à Ziguinchor ?

Ce sont des phases très importantes pour nous. Un Comité régional de développement (CRD) s’est déjà tenu. On est très réconforté des décisions, qui ont été prises. À Oussouye, par exemple, on constate que le maire Tombon Guèye est en train de matérialiser toutes les promesses qu’il avait faites. Le stade n’avait pas de vestiaires, c’est déjà fait. Le conseil municipal s’est réuni pour opérer à des virements de crédits pour ces phases nationales. À Bignona, l’inspecteur départemental et le président de l’ODCAV m’ont assuré que les choses sont en train d’être mises en place. Pour Ziguinchor, il n’y a pas de difficulté. Et on doit d’abord féliciter le gouverneur. Si nous avons eu tout cela, c’est parce que, dès la fin du CRD, le gouverneur avait commencé à appliquer les décisions prises lors de cette rencontre. Aujourd’hui, Ziguinchor est en train de se préparer pour accueillir le Sénégal et le monde. Parce que, ce que nous voulons, c’est que Ziguinchor soit la seule destination du Sénégal lors des phases nationales.

Est-ce qu’on peut s’attendre à des innovations dans le cadre des compétitions ?

En dehors du football, il y aura d’autres activités comme le théâtre, il y aura aussi l’animation culturelle. On va organiser la lutte simple. Tout lutteur qui voudrait compétir pourrait chercher le parrainage d’une ASC. On aura des licences de Navétane pour assurer ces lutteurs. Ce sera une première. Il est évident que si cela marche cette année, à partir de l’année prochaine, on va aussi organiser le championnat de lutte. Au-delà de cela, nous allons organiser beaucoup de forums. La 3ème université qu’on devrait tenir soit à Saint-Louis ou à Louga sera versée dans le cadre des phases nationales sportives et culturelles. Nous aurons des activités qui entrent dans le cadre de la convention avec le président de l’Assemblée de la CEDEAO, Moustapha Cissé Lô. Bref, nous avons un programme très fourni. Dans le cadre de la formation, l’ONCAV va bénéficier de 500 bourses du Centre africain de complémentarité scolaire universitaire et de promotion (CACSUP) pour chercher les emplois pour les Sénégalais, surtout les militants du Navétane. Le 2 août nous allons signer une convention à Diourbel pour la formation de 20 jeunes, qui sont issus du Navétane. On le fera à Ziguinchor et après le tour du pays. Nous avons un vaste programme parce que cela fait partie de l’existence du Navétane. Nous sommes une association reconnue d’utilité publique, qui doit chercher à régler les problèmes de la population.

Vous allez organiser dans 3 départements de Ziguinchor, qui est-ce qui justifie ce choix ?

Notre souhait c’est que les populations puissent vivre des phases nationales. Donc ce ne sont pas des organisations qu’on domicile dans un département, mais sur le territoire régional pour faire participer toute la population. Pour la région de Ziguinchor seulement, il y aura 8 ASC en seniors. Quand une région accepte d’abriter les phases, de supporter 60% des charges, il est normal que l’on puisse lui accorder cet avantage dans la représentation. Cela pousse les régions à prétendre à l’organisation des phases nationales. Pour le théâtre, chaque département amènera une troupe théâtrale, au-delà de la troupe championne régionale. Les activités, on va les domicilier partout dans la région. Certaines se feront à Oussouye et Bignona mais compte tenu du fait que Ziguinchor est la capitale régionale, plus de 60% des activités vont y être logées.

Y aura-t-il des dispositions particulières par rapport aux années précédentes ?

À l’heure où nous sommes, toutes les dispositions pratiques afférant à l’organisation de ces phases nationales ont été prises. Cette année, nous voulons organiser un séminaire de renforcement de capacités pour les entraineurs des équipes cadettes et seniors, qui sont qualifiées. C’est avec la Direction technique nationale et d’autres personnes compétentes. Ce sera les 2 et 3 août au salon d’honneur du stade Léopold Sédar Senghor. Le volet culturel a été confié à Baba Ndiaye, qui est de l’ASC Santhiaba de la Zone 1. C’est l’ancien directeur de Blaise Senghor. On prévoit de renforcer les capacités des ASC qualifiées sur le plan culturel. L’autre aspect, est de faire que tout le monde se déplace à Ziguinchor.

jeudi 28 juillet 2016

Interview avec Ababacar Sadikh Ly, président ODCAV Dakar

«Magnifier le partenariat avec la mairie»
Ababacar Sadikh Ly, président de l'ODCAV Dakar

Ababacar Sadikh Ly se veut satisfait à l’issue du tirage des 15 Zones du département, organisé vendredi dernier au CICES. Le président de l’ODCAV de Dakar a profité de l’occasion pour magnifier la hausse de la subvention municipale qui est passée à 20 millions FCFA pour sa structure.


Tirage au sort des 15 Zones

«La première innovation est de faire un tirage regroupé entre les 15 Zones. Ce n’est pas souvent usité dans le Navétane de le faire dans un endroit un peu plus public comme le CICES. Comme je le dis, cela a permis à tout Dakar de se retrouver en une après-midi pour communier avec le maire de la ville. Malheureusement, ce dernier est absent. Il est représenté par son adjoint, Moussa Sy, et la directrice des Sports et de la Jeunesse de la ville. Ce regroupement humain, au-delà du tirage qui est sportif, est quelque chose d’une grande importance pour nous de Dakar.

Les grands axes de cette saison

On va essayer de faire ce qu’on a un peu réussi l’année dernière en termes de popularité. Nous avons été très satisfaits. Vous savez que Dakar en 2006 avait 936.000 entrées. Vers les années 2012, nous avons baissé jusqu’à 300.000 et quelques entrées. Cela veut dire que le Navétane est presque mort. Avec la démarche de l’année dernière, qui voulait que dès le départ les plus grands derbys de Dakar soient programmés dans les premières journées en termes d’appel au public. Cette année-ci, il y a un derby Khandalou / Kussum de la Zone 1. Pour mémoire, ce derby en 2006 avait engendré 18.322 tickets vendus. Imaginez qu’on couple ce match avec une rencontre de la Zone 2. Cela va être une grande fête le 7 août inch Allah, qui sera le démarrage des compétitions dans la région au stade Demba Diop.

Convention ODCAV-municipalité de Dakar

C’est un partenariat gagnant-gagnant que nous magnifions. Il doit être cité en exemple par rapport aux autres villes. Récemment, le ministre des Sports, Matar Bâ, faisait des conventions d’objectifs avec les fédérations. La ville de Dakar l’a fait depuis 2009 avec l’ODCAV. Et cette convention est axée sur l’insertion sociale des jeunes, l’accès au crédit pour les filles et garçons. Le plus grand problème pour l’emploi des jeunes est de pouvoir avoir accès au crédit. Il y a un autre aspect : le renforcement de capacités des animateurs et managers. C’est pour cela que nous avons parlé de formation de 1er degré, monitoring en collectivités locales ou éducatives et dans d’autres aspects.
 
Subvention des structures de Dakar

L’ODCAV recevait il y a quelques années de cela 10 millions FCFA de subvention en termes de fonctionnement et d’organisation de la Coupe du maire. Mais depuis l’avènement de Khalifa Sall, cela est passé du simple au double. L’ODCAV reçoit aujourd’hui une somme de 20 millions FCFA pour le fonctionnement et l’organisation des compétitions. Il s’y ajoute que sous le couvert de l’ODCAV, toutes les Zones qui sont au nombre de 15 reçoivent, chacune, une subvention de 1 million de FCFA. Le maire donne une subvention de 5 millions FCFA à la structure régionale. Ce qui veut dire qu’il y a environ 50 millions FCFA qui sont destinés aux structures du Navétane dans la région de Dakar.

Difficultés de gazonnement des terrains

C’est un projet qui a été mis en place par l’ODCAV Dakar. Cela visait à rapprocher les pratiquants de leur localité. Parce que nous sommes partis du constat qu’auparavant, quand on était enfant, les gens n’allaient jamais voir le Navétane en prenant le car ou le taxi. On faisait des processions en quittant notre rue pour arriver à notre terrain. Si on y arrivait, c’est parce que les terrains étaient tout près des populations. Nous avons pensé que si on arrive à réfectionner les 6 terrains municipaux, qui pourraient prendre 150 ASC, cela peut rendre beaucoup plus fluide le championnat et réduire les délais de son déroulement. Depuis 2012, la ville de Dakar s’est battue pour que cela existe. Mais avec l’Acte III, il y a des changements juridiques qui se sont opérés qui font que la ville ne peut plus s’engager à faire des terrains, qui sont affectés à des municipalités. Mais il y a une volonté de mutualisation, qui n’est rien d’autre qu’une combinaison de moyens entre la ville et les mairies de communes d’arrondissement. Pour qu’ensemble, on mette en œuvre ce projet qui a été mis sur pied depuis 2012. Mais nous espérons que cette-fois cela va se réaliser.»