dimanche 2 juin 2019
Rufisk News: Rugby : La Sénégalaise Anna Preira ambassadrice de...
Rufisk News: Rugby : La Sénégalaise Anna Preira ambassadrice de...: Une «inarrêtable» pour la promotion du rugby féminin dans le monde Anna Michelle Prudence Preira Accélérer le développement mond...
Rugby : La Sénégalaise Anna Preira ambassadrice de l’Afrique
Une «inarrêtable» pour la promotion du rugby féminin dans le monde
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| Anna Michelle Prudence Preira |
Accélérer le développement mondial des femmes dans le rugby à
l’horizon 2017-2025. Tel est l’ambition de World rugby. La Sénégalaise Anna
Michelle Prudence Preira fait partie des sélectionnées dans le cadre de cette
politique lancée depuis le 22 mai dernier lors d’un conclave à Dublin, en
Irlande.
Elles sont deux
Africaines parmi 15 autres nationalités à participer au Conseil de World rugby.
La Sénégalaise Anna Michelle Prudence Preira et l’Ougandaise Lucky Nirere vont
jouer leur partition dans la promotion du rugby féminin sur le continent
africain. C’est ainsi que World rugby a fait un appel à l’action dénommé «Commence le rugby, deviens inarrêtable».
Une manière de montrer comment le rugby et les valeurs du rugby ont le
potentiel de développer des femmes fortes et inspirantes sur le terrain et en
dehors du terrain.
Au cours d’un
entretien, Anna Preira est revenue amplement sur l’objectif de cette rencontre
à Dublin : «C'est l'une des
initiatives clés du nouveau plan mondial pour les femmes dans le rugby. Car, il
est important d'améliorer de manière significative l'image et le positionnement
des femmes dans le rugby. Pour ce faire, World rugby a travaillé au cours des
six derniers mois à l'élaboration d'une campagne mondiale de marketing lancée
lors de cette rencontre».
«L'idée a été de développer un ensemble
d'éléments créatifs que les Fédérations, qui n'ont pas de personnel marketing
dédié, peuvent utiliser dans le cadre de leurs plans de développement du rugby
pour les femmes», fait savoir la joueuse de Yeumbeul, qui a appris dans le
rugby la solidarité, le respect et l’intégrité.
La native de
Ziguinchor fait partie de ces filles dont le rugby a transformé d’une manière
positive leur vie. La joueuse âgée aujourd’hui de 34 ans a débuté le rugby en
2004. Elle a été la première capitaine de l’équipe nationale féminine pendant
10 ans. Assistance médicale de formation, cette dame est actuellement membre de
la Commission féminine de la FSR, membre de la Commission médicale de la FSR,
formatrice de World rugby et membre de l’ONADS (Organisation de lutte contre le
dopage au Sénégal).
vendredi 17 mai 2019
Ligue 2 : Le maire Talla Sylla prêt à booster le foot thiessois
Accession du CNEPS Excellence en L1
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| Talla Sylla, maire de Thiès |
Rendant visite au CNEPS Excellence, fraîchement promu
en L1, le maire Talla Sylla se dit prêt à aider les clubs de Thiès, qui n’avait
jusque-là aucun représentant en 1ère division.
L’accession en Ligue
1 du CNEPS Excellence a fait des heureux dans la ville de Thiès. Et, le premier,
c’est inévitablement l’édile de la ville. Talla Sylla s’est rendu nuitamment,
mercredi dernier, aux entraînements des joueurs du CNEPS pour annoncer des
mesures importantes.
«L’accession du CNEPS en Ligue 1 est une
fierté pour la population de Thiès. Cela ne se limite pas aux sportifs mais à
toutes les couches vives de Thiès. C’est une grande satisfaction. On s’en réjouit
grandement», confie Talla Sylla au micro de lethiessoistv.com. Il poursuit : «Actuellement, Thiès a le club d’élite que tout le monde voulait. Un
club fort et on n’enviera plus les autres. On remercie pour cela les joueurs,
le staff et surtout la Ligue de Thiès, qui encadre les clubs de la région. Nous
encourageons les supporters qui ne cessent de pousser l’équipe à la victoire.
C’est très important d’avoir des supporters. Et, sur ce, nous allons les
accompagner».
D’après le maire,
si, en un moment donné, son institution a eu du mal à soutenir financièrement
les clubs, c’est parce qu’il y avait un problème de budget. «Mais, cette année, il y a des changements.
Et, on a des instruments sur lesquels on peut s’appuyer pour aider les clubs.
Ce matin (mercredi), nous étions en contact avec le président du CNEPS, Pape
Sidy Lô, pour voir comment aider le CNEPS et les autres clubs de la ville. Et,
nous espérons, avec l’aide de Dieu, réaliser cela sans difficulté», promet
Talla Sylla.
Gazon synthétique et siège de la Ligue à Maniang
Soumaré
Par ailleurs, Talla
Sylla a aussi fait la promesse de poser une pelouse synthétique au stade
Maniang Soumaré. «La Fédération
sénégalaise de Football, la Ligue de Thiès et la mairie s’étaient rencontrées
au moment où l’équipe nationale recevait Madagascar (en mars). Plusieurs fois,
je me suis déplacé au siège de la FSF. Et, dans quelques mois, la FSF va nous accompagner
à poser un gazon synthétique au stade. En ce moment, les clubs de Thiès
n’auront plus besoin de recevoir à l’extérieur», ajoute-t-il.
En outre, Talla
Sylla déclare que la municipalité a décidé de permettre à la Ligue d’avoir son
siège au niveau du stade. «Cela va lui
permettre d’avoir «un regard» beaucoup plus proche de ce qui se fait ici (le
stade)».
L1 : Les 3 étrangers qui font le bonheur de Génération Foot
Les Maliens Niaré et Simpara et le
Gambien Sanneh…
Pour la 2ème fois de son
histoire, Génération Foot a été sacrée championne du Sénégal. Meilleure attaque
(43 buts) et meilleure défense (16 buts encaissés), les Grenats sont jusque-là
invaincus. Trois joueurs étrangers ont grandement contribué à ces performances
exceptionnelles. Il s’agit des Maliens Mohamed Niaré et Ismaïla Simpara ainsi
que du Gambien Bun Sanneh.
Mohamed Niaré : 10 clean-sheets dont 6
d’affilée
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| Mohamed Niaré |
Avec
l’arrivée de l’international sénégalais Pape Seydou Ndiaye, son statut de
gardien N°1 était menacé. Mohamed Niaré avait d’ailleurs cédé sa place à
l’ancien gardien du Jaraaf, juste après le premier match de L1 remporté à
SONACOS (3-1). Mais au fil des matchs, les prestations de Seydou n’étant pas
toujours rassurantes, le Malien a repris sa place. Au finish, en 25 journées de
L1, il aura été 15 fois titularisé dans les cages. Il réussit 10 clean-sheets
dont six d’affilée. Avec lui, Génération Foot a gagné 10 matchs (sur 14
succès), concédé 5 nuls et 5 buts.
«C’est le fruit de mon travail. Lorsqu’il y a
un très bon gardien derrière toi, on se bat pour rester au top et ne pas rester
sur le banc. Après, c’est l’entraîneur qui fait son choix par rapport à ce dont
il a besoin», explique Mouhamed
Niaré. «Nous sommes chacun obligés de
travailler davantage pour montrer notre potentiel. Chaque semaine, je me
concentre au maximum pour ne pas prendre de but et, donc, aider mon équipe à ne
pas perdre», ajoute celui qui est
devenu le joueur étranger le plus titré depuis le début du professionnalisme au
Sénégal (2 Ligue 1, 2 Coupes du Sénégal, 2 Supercoupes, 1 Trophée des
champions).
Âgé
de 24 ans, le portier espère que ses coéquipiers et lui parviendront désormais
à intégrer la phase de poules d’une compétition africaine de clubs. «L’année prochaine, ce sera la 4ème
participation de GF. On est prêt pour réaliser de bonnes performances. Cela
fait 15 ans qu’un club sénégalais n’arrive pas à intégrer la phase de poules. J’espère
qu’on sera les premiers à se qualifier», souhaite-t-il.
Ismaïla Simpara, le roc de Déni
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| Ismaïla Simpara |
S’il
ne joue pas, c’est parce qu’il purge une sanction ou qu’il est malade. Sinon,
sa place de titulaire est indiscutable. Surnommé Oswaldo Piazza (défenseur
argentin de Saint-Étienne des années 1976, NDLR) par son ancien coach, Olivier
Perrin, grâce à sa ténacité, Simpara est la muraille des Grenats. Le coach
Demba Mbaye l’a titularisé à 19 reprises, cette année en Championnat.
«C’est un vrai roc», disait Perrin. Régulier et travailleur, Ismaïla défend bien. Bon de la tête, il
a aussi une superbe frappe de balle. Depuis 3 ans, il fait la fierté de
Génération Foot. Calme et respectueux, Simpara a conquis même les cœurs des
petits pensionnaires de GF. Âgé de 21 ans, le Malien est très complice avec le
portier Mohamed Niaré.
«Avec Niaré, on se connaît depuis le Mali. On
a fréquenté le même centre de formation. Depuis l’âge de 8 ans, on est ensemble.
Si Niaré est derrière moi, je suis très à l’aise. Depuis longtemps, on
travaille ensemble» témoigne-t-il. Le roc de Déni est tout heureux
d’empiler les titres chez les Grenats. «Nous
avons remporté le Championnat avec la manière. Depuis le début, tout le monde est
concerné. Que ce soit les dirigeants, les joueurs, le personnel de GF ainsi que
les supporters. Il nous reste maintenant la Coupe de la Ligue. Et, l’année
prochaine, nous irons en Afrique. On va travailler physiquement et le mental
pour entrer dans la phase de poules», estime le défenseur, buteur lors de
la 2ème journée.
Bun Sanneh : La courroie
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| Bun Sanneh |
Lui,
c’est un régal. Numéro 3 dans le dos, il est élégant dans l’entrejeu des
Grenats. Bun Sanneh, le Gambien est arrivé à l’académie de Déni il y a 4 ans,
en provenance de Real de Banjul, club d’élite en Gambie. C’est l’un des leaders
techniques de GF. Âgé de 20 ans, l’international gambien a un jeu très varié.
Il accélère et temporise au besoin. Il est aussi capable de faire un pressing
haut sur l’adversaire. En 25 matchs de L1, le coach Demba Mbaye l’a titularisé
à 22 reprises. Il a marqué 3 buts toutes compétitions confondues dont celui
donnant la victoire à GF contre Hasania (1-0), en match retour de la Coupe CAF.
Deux
fois champion du Sénégal, Bun Sanneh veut terminer la saison en beauté avec la
Coupe de la Ligue. «Nous préparons la
demi-finale de la Coupe de la Ligue. Nous voulons la remporter. Ensuite, je
veux avoir un contrat à l’étranger. Je n’ai pas encore de contact. Pour
l’instant, on ne m’a rien dit et je me concentre sur la fin de saison»,
souligne le milieu de terrain.
mercredi 8 mai 2019
Ligue 1 : GF décroche son 2ème sacre (2018-2019)
Phénoménal, après 3 ans dans l’élite
| Onze de Génération Foot |
À 3 journées de la fin, Génération Foot a remporté le Championnat
de Ligue 1. Un 2ème titre en 3 saisons de présence dans l’élite,
après une victoire éclatante (3-0) sur Mbour PC.
Les clubs de Mbour réussissent bien à Génération Foot.
Le dimanche 11 juin 2017, GF avait battu (4-2, 24ème j.) Stade Mbour
pour remporter son premier trophée dans l’élite du football sénégalais, en
étant promue. Dimanche 28 avril 2019, deux après, GF a gagné une 2ème
Ligue 1, en prenant largement le meilleur (3-0) sur Mbour PC, une autre
formation de la Petite Côte.
Pour être Champion du Sénégal, il fallait aux Grenats une
victoire. Chose faite. Et, ils l’ont fait avec la manière en étrillant (3-0)
une belle formation de Mbour PC, restée 9 journées sans revers. Mais, avant
l’entame, on sentait une forte envie de succès dans les mines des Grenats. Surtout
qu’ils venaient de se faire humilier jeudi dernier par US Saint-Louis (0-1), en
8èmes de finale de la Coupe du Sénégal.
Sur le terrain, ils l’ont rapidement montré. Car, Pape
Insa Badji, dès la première minute, trouve le chemin des filets. À la 39ème
minute, Jean Louis Barthélémy Diouf, le Grenat le plus décisif cette saison en
Ligue 1, porte le score à 2-0. Il marque de la tête sur un corner bien tiré par
Pape Ndiaga Yade.
À l’entame de la seconde période, Bun Sanneh, élu homme
du match, verra ses efforts récompensés. Il inscrit le 3ème but de
GF d’un tir à ras de terre imparable (3-0, 48’). La messe est dite. Ces 3 buts
suffisent à GF pour détrôner Jaraaf, son adversaire en demi-finale de la Coupe
de la Ligue.
Une victoire éclatante qui a fait vibrer le stade
Djibril Diagne. La pelouse est envahie. Supporters, parents, amis et dirigeants
ont tous rejoint les héros du jour sur l’aire de jeu. Que ce fut beau avec des
accolades par-ci, par-là. Émouvant ! Des fans, avec des selfies et photos,
veulent immortaliser ce sacre avec leurs vedettes.
«Nous sommes fiers de l’engagement de tous les
villages environnants du centre. GF est notre fierté, nous la population de
Déni, car elle a associé tout le monde au développement du centre», souligne
Alassane Guèye, président du Comité des supporters de GF.
+++++++++++++
Mady
Touré, président GF
«Gagner
chaque année, c’est l’objectif du club»
«Je
suis content pour le club. Si nous faisons le bilan, en 3 années, on gagne à chaque
fois un trophée. C’est l’objectif du club. Comme je le dis à chacune de mes déclarations,
on veut retourner en Afrique, chaque année. Donc, cela passe forcément par un
trophée majeur. C’est l’occasion de féliciter le président de la Ligue
professionnelle, Saër Seck, qui a tout fait pour que ce Championnat puisse
continuer. Je ne sais pas comment il a fait pour aller chercher les moyens. Je
félicite tous les dirigeants qui nous ont encadrés dans la Ligue pro. Il est
important de les remercier. Le football nécessite beaucoup de moyens. Et, si la
Ligue pro trouve les moyens pour terminer le Championnat, je tire un grand
chapeau. Parce que seul le travail paie».
Mbaye
Diouf Dia, président Mbour PC
«GF
a mérité le titre parce que…»
«Féliciter
d’abord GF et les encourager à persévérer dans ce sens. Ils ont une bonne
organisation. Ils ont une équipe très forte. On a essayé de mettre un bon
dispositif en place. Nous sortons de 9 matchs sans défaite. Aujourd’hui, ils
ont été plus forts. Il faut le reconnaître. Ils ont mérité cette victoire. Et
au-delà, GF a mérité le titre parce que 12 victoires et 11 matchs nuls, ce
n’est pas facile de le faire, dans un Championnat où toutes les équipes se
valent».
Demba
Mbaye, coach GF
«Ce
titre est celui des joueurs»
«Ce
genre de match n’est pas facile à aborder puisqu’il y a une grosse charge
émotionnelle pour les joueurs et pour tous ceux qui font vivre le club quotidiennement.
On avait envie d’entrer rapidement dans ce match. On a marqué très tôt et cela
nous a mis dans une position confortable. Nous avons rencontré une belle équipe,
joueuse. Ce titre est celui des joueurs. Ils ont commencé à travailler depuis
septembre. Nous avons vécu des moments intenses ensemble».
Bacary
Mané, capitaine GF
«Ne
pas enregistrer de défaite en Championnat»
«Le
joueur n’a qu’un défi. Nous ne pensions pas jouer le Championnat jusqu’ici sans
concéder sans défaite. C’est une bonne chose. Nous ferons tout pour garder
cette invincibilité. C’est un défi».
Malick
Cissé, attaquant GF
«Contents
d’être sacrés, mais déçus…..»
«Nous
sommes vraiment contents d’être sacrés champions. On l’a mérité. Seul le
travail paie. Nous avons débuté depuis septembre. C’est ce qui a payé. Le fait
d’avoir perdu la Coupe du Sénégal nous reste en travers de la gorge. C’est
pourquoi nous nous sommes dit, ce match ne sera pas l’affaire des coachs, nous
allons le gagner, nous les joueurs. Mais, nous sommes toujours déçus d’avoir
perdu la Coupe du Sénégal. Maintenant, il nous reste la Coupe de la Ligue, que
nous allons disputer pour essayer de la remporter».
Propos recueillis par Cheikh Demba NDIAYE
Rugby : Me Guédel Ndiaye, président FSR
«Que le ministère des Sports respecte ses engagements»
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| Me Guédel Ndiaye, président de la FSR |
Les performances de
sélections sur le plan continental ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Car,
la Fédération sénégalaise de Rugby est dans une précarité financière. Le
président Me Guédel Ndiaye tire la sonnette d’alarme et appelle le ministère
des Sports au respect de ses engagements. Sans quoi, croit-il, beaucoup de
disciplines qui font honneur à notre pays vont disparaître dans un avenir
proche.
Entretien.
Vous avez été
reconduit au sein du Comité exécutif de Rugby Afrique avec 18 voix sur 27
électeurs lors de l’Assemblée générale en mars dernier. Quelle appréciation en
faites-vous ?
Je
mentirais si je vous disais que je ne suis pas fier de cette confiance que
m’ont manifestée mes pairs africains. Ce n’était pas joué d’avance. Le président
de la Fédération du Kenya, Me Richard Omwela, avait dernièrement montré son
hostilité vis-à-vis d’une élection qui consacrerait un francophone à la tête de
l’instance. Allant même jusqu’à menacer de retirer le Kenya de la Confédération
africaine… Comme je soutenais le francophone, (le Tunisien Khaled Babbou) qui
l’a finalement emporté, j’ai craint un instant que certains de mes pairs
anglophones ne se détournent de moi au profit d’autres anglophones, candidats
eux aussi au Comité exécutif. Mais j’ai finalement été élu, et j’en suis
heureux.
Est-ce à dire que
le président de la Fédération du Kenya n’est pas satisfait du bilan de Bougja ?
Globalement,
tous les responsables du rugby africain sont contents du bilan de l’ex-président
de Rugby Afrique, Abdel Aziz Bougja. Il a abattu un travail considérable. Grâce
à lui, la discipline est devenue crédible en Afrique et même dans le monde.
Même si sur le plan sportif, nous sommes encore loin de l’élite mondiale. Mais
petit à petit, l’oiseau fait son nid et, à l’instar du football et du
basketball, un jour viendra où certaines nations africaines joueront dans la
cour des grands. Pour en revenir au président du Kenya, sans doute ambitionnait-il
de postuler au poste de président de Rugby Afrique à un moment donné. Car, il
est lui aussi un grand dirigeant, qui a amené son pays au sommet du rugby à 7 :
le Kenya a figuré dans le Top 5 du rugby à 7 mondial (rugby olympique) et se
trouve toujours dans l’élite mondiale.
Vous êtes chargé
des compétitions. Quel est le challenge ?
Il
y a un grand défi à relever. Hélas, j’ai un peu les mains liées par la
trésorerie de Rugby Afrique. Un de nos partenaires principaux, la société de
télévision kenyane, Kwese Sports,
vient de nous faire faux bond. Elle n’a pas renouvelé le contrat et doit
400.000 US dollars environ (234 millions FCFA environ) à Rugby Afrique. C’est
cet argent qui nous manque aujourd’hui. Il est ainsi difficile de pouvoir
programmer toutes les compétitions que nous avions prévues. Sans doute, nous
allons faire un arbitrage, opérer une sélection.
Le président
sortant Abdel Aziz Bougja a rehaussé le budget, qui est passé de 46 millions à
1,7 milliard FCFA. Est-ce un lourd héritage pour son successeur, le Tunisien
Khaled Babbou ?
Le
budget a été rehaussé depuis un certain temps déjà, ce qui nous a permis de
programmer tous les matchs des différentes compétitions. C’est différent
aujourd’hui en raison de la défection d’un de nos plus gros sponsors. Alors,
l’héritage du nouveau président est lourd, puisqu’il va devoir, avec son
équipe, trouver l’argent qui manque à la Confédération.
Vice-champions de
la Zone Nord, les Lionceaux (U20) ont disputé la CAN 2019 (1er au 08
avril), qualificative au Mondial prévu au mois d’août prochain au Brésil. C’est
réconfortant de voir le Sénégal parmi les 4 meilleurs pays d’Afrique et même
sur le podium ?
Effectivement,
c’est très réconfortant. Depuis des années, nous misons sur les jeunes et voilà
que nos U20, tous formés au Sénégal, ont réussi à atteindre un tel niveau.
Cette année, la Coupe d’Afrique (Trophée Jean-Luc Barthes) a concerné 16
équipes (sans Afrique du Sud), mais seules les 4 équipes du groupe A étaient en
lice pour la qualification au Championnat du monde. Le Sénégal fait partie de
ce groupe A avec le Kenya, la Namibie et la Tunisie. Nous étions opposés à ce
qui se fait de mieux en Afrique. Nous avons donc coiffé au poteau des équipes
comme le Kenya, le Zimbabwe, le Madagascar, pour figurer à ce niveau et c’est
déjà une grande fierté. Le tournoi qualificatif du début du mois à Nairobi
s’est bien passé. Certes, nous avons été battus par la Namibie, mais nous avons
battu la Tunisie pour la 3ème place. C’est important, car nous
n’avions jamais battu la Tunisie chez les U20. Nous prenons la 3ème
place africaine derrière les deux grandes nations que sont le Kenya (1ème)
et la Namibie (2ème). Notre objectif est donc atteint, car nos
adversaires étaient mieux armés que nous et surtout plus aguerris pour avoir
déjà évolué au plus haut niveau de la catégorie. Notre équipe était la plus
jeune. Une majorité de la sélection que nous avions l’année dernière est montée
d’un cran, pour avoir désormais plus de 20 ans. Placer nos juniors sur le
podium est, pour nous, une grande fierté d’autant plus grande que nous ne le
devons à personne d’autre qu’à nous-mêmes !
Que voulez-vous
dire ?
Je
veux dire que nous n’avons rien reçu du ministère des Sports, ni pour la
préparation, ni pour le transport, ni pour les équipements… Rien ! Pas un seul
franc. Mais le premier conseiller de notre ambassade au Kenya a assisté à tout
le tournoi. Il était aussi fier de notre performance, de l’engouement qu’a
suscité notre équipe, qui était la plus populaire après le Kenya.
La sélection des seniors, après avoir
évolué en Gold Cup il y a 2 ans, est désormais en Silver Cup (groupe B de la
D1). Peut-on s’attendre à une promotion des locaux en compétitions africaines,
dans la mesure où la Fédération n’a pas les moyens nécessaires pour la prise en
charge des expatriés ?
C’est vrai que la plupart de nos
internationaux «élite» sont presque tous des expatriés. Mais il faut souligner
que parmi eux, il y a 7 joueurs qui ont grandi à Dakar et qui ont fait leurs
preuves au Sénégal. Ils ont commencé à jouer en équipe nationale quand ils
étaient là. C’est après qu’ils ont été pris par des clubs français. Ce sont
donc des joueurs que nous avons formés. Mais la majorité de la sélection est
composée de joueurs ayant grandi en France. Cela encourage nos locaux à
travailler et devenir plus performants. Mais il sera difficile pour eux de
détrôner les expatriés, qui évoluent dans des Championnats plus structurés,
plus étoffés, avec un entraînement approprié avec à la clé : musculation,
diététique…
Quel objectif sera fixé aux seniors
pour la Silver Cup prévue en juin ?
La Silver Cup sera en principe annulée
au profit d’une autre compétition que Rugby Afrique va dévoiler à la fin de ce
mois. Nos seniors seront greffés au tournoi du Maghreb (Algérie, Tunisie,
Maroc), à moins d’intégrer le tournoi d’Afrique de l’Ouest avec la Côte
d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria. Nous serons fixés dans quelques jours.
Les Lionnes vont-elles participer à une
compétition continentale cette année ?
Oui. Je m’y suis engagé personnellement
et je tiendrai ma promesse. Mais le lieu de la compétition (Tunisie est
annoncée) ni la période (novembre en principe) n’ont été officialisés par Rugby
Afrique. Mais une chose est sûre, nos Lionnes joueront la Coupe d’Afrique
Sevens (rugby à 7).
Dans les compétitions locales, une
équipe comme Yeumbeul n’a pas participé au Championnat, faute de moyens.
N’est-il pas temps de mettre en place un système de motivation des clubs, en
octroyant une récompense financière aux vainqueurs ?
C’est
une question récurrente au niveau de notre Fédération. Beaucoup de responsables
de club la posent et souhaitent que les vainqueurs des Championnats à XV et à 7
ainsi que de la Coupe nationale soient gratifiés d’une enveloppe financière.
Nous rêvons de cela. Mais avec quel argent ? Votre question me permet de
rebondir sur une de vos précédentes interrogations quand vous évoquiez le fait
que nous n’ayons pas les moyens financiers pour faire venir nos expatriés. La
saison dernière, nous avons participé à tous les tournois internationaux :
rugby à 15 et 7 chez les hommes, rugby à 7 chez les femmes, rugby à 15 chez les
U20. Et c’était en Afrique du Sud, en Tunisie et en France...
Vous insinuez que
l’État ne vous soutient pas…
Après
l’arbitrage budgétaire fait par le ministère des Sports et le CNOSS, il avait
été convenu que nous serions soutenus pour deux compétitions seulement, à
savoir la Coupe d’Afrique hommes, en rugby à 15 et nos dames en rugby à 7... En
contrepartie, nous nous étions engagés à participer à toutes les autres
compétitions citées plus haut. Nous avons respecté nos engagements en étant
présents sur tous les tableaux. Mais à ce jour, plus de 5 mois après la fin de
la saison 2017-2018, l’État ne nous a pas encore remboursés le moindre franc,
en dépit du budget qui nous est alloué par le ministère. Le règlement des
sommes, qui nous sont dues, est sans cesse remis à demain. Ce qui entraîne un
énorme découragement chez nos adeptes et nos dirigeants. Nous n’avons donc
perçu aucun franc de l’argent promis la saison dernière. Nos U20 viennent de
monter sur le podium africain, au Kenya, sans avoir reçu le moindre soutien de
l’État pour la préparation et la compétition.
Qu’est-ce qui
explique cela ?
Certes,
nous sommes une petite Fédération et nous en avons conscience, mais nous
n’avons pas la prétention de recevoir la même chose que le football, le
basketball ou le handball. Ces Fédérations le méritent, mais nous souhaitons
que ce qui nous a été promis par l’État nous revienne, ce qui est légitime.
Comment voulez-vous donc qu’avec le déficit dans lequel se trouve la trésorerie
de notre Fédération, nous soyons en mesure de récompenser les clubs vainqueurs
de nos compétitions nationales ?
Comment parvenez-vous à financer vos
activités ?
(Il répète la question).
On se bat, on court partout, on tape à toutes les portes. D’abord, au niveau
des instances internationales que sont World Rugby, Rugby Afrique, des
Fédérations amies, des sponsors fidèles, des mécènes locaux et parfois étrangers…
C’est dur et épuisant. Nous serons soulagés quand l’État va donner ce qu’il
nous doit.
Et si l’État ne fait rien ?
On avisera, mais nous ne pourrons plus
tenir longtemps.
Pourriez-vous envisager de renoncer aux compétitions
internationales ?
Tout est envisageable y compris, bien
sûr, un forfait général de toutes les compétitions internationales pour
lesquelles nous sommes qualifiés. Mais j’espère que nous n’en arriverons pas là
et que le ministère des Sports aura à cœur de respecter les engagements qu’il a
pris à notre niveau. Et nous ne sommes pas la seule Fédération à souffrir de
cela.
Fermeture du stade de Yoff depuis 4 ans
Les sportifs taclent les autorités
municipales
![]() |
| Point de presse des sportifs yoffois |
Le Regroupement des anciens
footballeurs de Yoff (RAFY) et le Collectif des encadreurs des écoles de
football de Yoff se sont donné rendez-vous, dimanche, au stade de Yoff. Au
cours d’un point de presse, les Yoffois ont fustigé le recul des résultats
sportifs de cette localité, du à la fermeture du stade depuis 4 ans.
Le monde sportif
yoffois avait béni l’acte posé par le maire pour la réhabilitation du stade
fermé depuis 4 ans. Mais, depuis lors, il n’y a aucune avancée significative
permettant à la jeunesse de Yoff de renouer avec leur sport favori.
«Les travaux n’avancent pas. Ils sont
bloqués. Et on ne sait pas quand est-ce que les travaux vont reprendre à
nouveau. Avec la fermeture du stade, le football yoffois est en léthargie. Au
début, on nous avait dit que les travaux dureraient entre 8 mois et 1 an. Nous
sommes à la 4ème année sans que les sportifs jouent dans leur stade.
La fermeture du stade a impacté les résultats de RS Yoff, actuellement à la
dernière place en National 1 alors que nous sommes à 3 journées de la fin»,
déclare le porte-parole, Babacar Sarr Guèye dit Mbaye Sarr.
Pour le
coordonnateur du Collectif des encadreurs des écoles de football de Yoff, à
cause de la fermeture du stade, la jeunesse n’a plus l’amour de jouer dans ce
club. L’ancien coach de RS Yoff ajoute : «Même
les écoles de football n’ont pas un endroit où jouer. Ce qui est dommage. Nous
essayons de relancer le football dans la localité mais personne ne nous aide.
L’actuel maire nous a donné 50.000 FCFA en 3 ans. Alors que l’ancien maire nous
remettait 100.000 FCFA par an».
Pour cette cause
noble, les sportifs de Yoff entendent faire des visites de proximité dans la
localité. Une manière d’informer les autorités et les «Frey» (les dignitaires
traditionnels). Ils comptent passer la vitesse supérieure avec l’organisation
de marches et sit-in devant la mairie de Yoff.
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