lundi 9 juillet 2018

CAF : Jaraaf et Génération Foot en lice au mois de novembre pour les Compétitions interclubs

Jaraaf, champion du Sénégal 2017-2018


La Confédération africaine de Football a apporté des changements sur les dates de démarrage des compétitions interclubs. Celles-ci seront désormais entamées en novembre prochain. Les deux représentants du Sénégal, Jaraaf (Ligue des champions) et Génération Foot (Coupe CAF), n’auront peut-être pas de compétition au moment d’entrer en lice.
Cela va être compliqué pour le Jaraaf, sacré champion du Sénégal 2018, et Génération Foot, dernier vainqueur de la Coupe du Sénégal. Si le championnat de la Ligue 1 tarde à démarrer, les Vert-Blanc et les Grenats ne seront pas en jambes pour représenter dignement le Sénégal en compétitions africaines la saison prochaine. À moins qu’il y ait une préparation spécifique pour les deux formations.

Génération Foot, vainqueur de la Coupe du Sénégal 2017-2018

La CAF a opéré des changements sur le démarrage des compétitions interclubs, qui avaient débuté en février dernier. Désormais, les joutent se dérouleront à partir du mois de novembre pour prendre fin en mai 2019. Cette nouvelle décision du Comité d’urgence de la CAF, adoptée lors de sa réunion du 6 mai dernier au Maroc, concerne les 3 prochaines saisons, 2018-2019, 2019–2020 et 2020–2021.
À cet effet, tous les matchs de la Ligue des champions vont être disputés un vendredi ou un samedi et tous les matchs de la Coupe de la CAF seront joués un dimanche.
En outre, la Confédération africaine a décidé que le vainqueur de l’édition en cours de la Ligue des champions va intégrer la phase de groupes de cette compétition lors de la prochaine saison.



vendredi 6 juillet 2018

Ligue 2 : Nouvelle cartographie (Saison 2018-2019)



L’axe Dakar–Thiès–Fatick en pole
CNEPS Excellence, promu en L2

C’est rare de voir une compétition de Ligue 2 être disputée par 3 régions. Ce sera le cas en 2018-2019. Les compétitions vont être jouées à Dakar, Thiès et Fatick. 14 équipes seront en lice.
La saison précédente, 4 régions (Dakar, Thiès, Fatick et Saint-Louis) ont constitué le socle de la Ligue 2. Avec la descente de Ndar Guedj en National 1, la région de Saint-Louis est rayée de la nouvelle cartographie. Il ne reste plus que Dakar, Thiès et Fatick. Les deux premières régions citées seront les plus représentées avec chacune 6 équipes. Contrairement à la région de Fatick, qui n’en dispose que 2.
Pour la région de Dakar, deux ont retrouvé l’élite (AS Pikine et l’US Gorée) mais ils seront remplacés par deux relégués de Ligue 1 : US Ouakam et Guédiawaye FC. Ces deux formations rejoignent ainsi Renaissance, DUC, Yeggo et Port.
Pour la Ligue de Thiès, ce sont les deux promus, CNEPS Excellence et Amitié FC, et le relégué Diambars qui portent le total à six clubs. Keur Madior, Africa Promo Foot et ETICS étaient déjà là.
La région de Fatick va compter sur Jamono et EJ Fatick pour une bonne représentativité au niveau de la Ligue 2.

Amitié FC, promu en L2
Renaissance et ETICS, 10 saisons en L2
La première édition sous l'ère professionnelle (saison 2008–2009) a démarré avec 12 clubs. Ces derniers, regroupés en une seule poule, étaient composés de AS Pikine, Niary Tally, Yeggo, Renaissance, Diambars, Étoile Lusitana, Touré Kunda (devenu Mbour PC), Olympique Ngor, ETICS, Diokoul FC (devenu Teungueth FC), ASFA et Xam-Xam. Le championnat a été disputé par 9 équipes de Dakar et 3 de la région de Thiès.
Entre-temps, AS Pikine, Niary Tally, Diambars, Yeggo, Touré Kunda (devenu Mbour PC), Olympique Ngor, Diokoul FC (devenu Teungueth FC) ont humé l’air de la Ligue 1. Renaissance et ETICS sont les deux clubs à avoir disputé toutes les 10 saisons de la Ligue 2 professionnelle. Ils n’ont jamais été relégués ni promus.
Des derbys alléchants
Cette nouvelle cartographie même si elle exclut plusieurs Ligues régionales offre néanmoins plusieurs derbys. Dans la ville de Thiès, il y aura Africa Promo Foot, CNEPS et Amitié FC. Et à Mbour, Diambars, qui a déjà l’habitude de disputer les derbys de la Petite Côte contre Stade Mbour et Mbour PC, aura désormais comme principal rival Keur Madior de Mbour.
À Dakar, l’échec de la montée en Ligue 1 de Renaissance, battue (0-1) par Yeggo lors de la dernière journée, va raviver la rivalité entre ces deux formations.
Et dans le Sine, la rivalité entre Jamono Fatick et EJ Fatick fera toujours rage.

Les clubs de L2 par région
Dakar : Renaissance, DUC, Yeggo, Port, USO (Relégué), Guédiawaye FC (Relégué)
Thiès : Keur Madior, Africa Promo Foot, ETICS, Diambars (Relégué), CNEPS Excellence (Promu), Amitié FC (Promu)
Fatick : Jamono Fatick, EJ Fatick

Demba Mbaye, nouveau coach de Génération Foot


«Proposer un football qui donne plaisir»

Demba Mbaye, nouveau coach de GF

«C’est une promotion en interne. Mais c’est quelque chose qui a été préparé de façon très intelligente par la direction du club et le manager général. J’ai intégré la formation la première année pour m’imprégner de la philosophie et du travail quotidien de GF. Mon objectif est de rester dans la continuité, de proposer une très bonne qualité de jeu. Si on produit une bonne qualité de jeu, la conséquence est qu’on aura des résultats. Il faut s’interroger sur le style de football qu’on veut produire. Il faut travailler et le mettre en œuvre. Rester dans notre projet de jeu. Et si on arrive à bien le faire, on aura des résultats. En termes d’objectifs, on a envie de vivre une saison en Ligue 1 sans se soucier de la problématique de la relégation. L’idée sera de bien débuter le championnat ensuite, à mi-parcours, de voir pour la suite. En tout cas, l’un des objectifs majeurs, c’est de présenter une équipe qui propose un football positif, tourné vers l’avant. Qui donne plaisir aux gens».


Génération Foot : Réorganisation du staff


Demba Mbaye et Beauchet suppléent Olivier Perrin

Conférence de presse de Génération Foot


En conférence de presse hier, mercredi, Génération Foot a présenté la nouvelle organisation du staff technique d’élite. Olivier Perrin ne sera plus à Déni Biram Ndao. Son compatriote Emmanuel Beauchet le remplace au poste de manager du club. Et sur le banc, Demba Mbaye, ancien coach de NGB, lui succède.

Olivier Perrin entre Sénégal, France et Belgique
Après concertation entre les présidents Mady Touré (Génération Foot) et Bernard Serin (FC Metz), Olivier Perrin est désormais nommé Directeur chargé des structures techniques de formation au FC Metz à compter de la saison 2018-2019. Il sera chargé de mener à bien la politique technique de formation du FC Metz, de l’académie Génération Foot et du club belge, FC Seraing, autre partenaire du club français.
«Mon rôle est d’harmoniser le travail de trois structures et d’en faire émerger les meilleurs joueurs afin que le club puisse pérenniser son avenir en Ligue 1 française. Je dois assurer la pérennité de GF dans le football local et en assurer l’évolution sur le continent africain», a confié le technicien français, qui a passé 5 ans à GF.
Emmanuel Beauchet, nouveau manager général
Âgé de 47 ans, Emmanuel Beuachet va succéder à Olivier Perrin au poste de manager général de GF. Le Français soutient être séduit par la philosophie de la structure. «Je me félicite du projet ambitieux du club. J’aurai la large mission d’assurer la politique générale du club avec l’ensemble des agents de l’académie. Je suis séduit par la philosophie de GF. Nous avons aussi la mission d’assurer un avenir prometteur aux meilleurs talents. Et ensuite, développer les aspects sportifs, scolaires et sociaux de l’académie. Et pour arriver à ces résultats, je fais appel à tous les membres de GF», souligne le successeur de Perrin.
Formateur et cadre fédéral en France, Emmanuel Beauchet est passé par le centre de formation du FC Martigues (2000-2003). Il a ensuite entraîné l’équipe réserve de Cannes (2003-2004) avant de rejoindre Troyes (2005-2015) où il s’est occupé de la formation des équipes jeunes. Entre 2015 et 2017, il devint entraîneur de l’équipe féminine de Juvisy (devenu Paris FC).
Abdoulaye Sarr : «Demba a les qualités et c’est un travailleur»
Depuis l’accession de Génération Foot à la Ligue 1 et le départ de Djiby Fall, Olivier Perrin cumulait les deux fonctions de manger général du club et de coach titulaire. Les dirigeants ont profité de la promotion du technicien français pour revenir à la normale. Si Beauchet succède à Perrin pour le management, Demba Mbaye sera sur le banc de l’équipe première. Celui qui s’occupait jusque-là du centre de formation sera secondé par Balla Djiba et Abdoulaye Sy. Abdoulaye Sarr, Directeur technique de l’académie, explique ce choix.
«À Génération Foot, nous recrutons sur la base des profils. Dans l’académie, l’homme est au centre de tout. Nous formons des hommes pour qu’ils puissent s’insérer dans la société. En venant à GF, Demba (Mbaye) pouvait demander l’équipe première. Il a les qualités pour et c’est un travailleur. J’ai senti l’humilité chez Demba, qui a accepté de prendre en charge la formation. Il a développé beaucoup de choses sur le plan humain. C’est fort de tout cela que nos jeunes sont en finale (régionale) sur tous les tableaux en cadets et juniors. Et si je suis à GF, c’est parce que je suis séduit par le projet», dit-il.
Cheikh Demba NDIAYE
Organigramme technique de l’élite
Manager général : Emmanuel Beauchet
Directeur technique : Abdoulaye Sarr
Coach élite : Demba Mbaye
Adjoints : Balla Djiba et Abdoulaye Sy
Préparateur physique : Mathurin Diounou
Responsables des gardiens de but : Gaspard Gomis
Responsable médical : Pr Dansokho
Détection et recrutement : Abdou Salam Lam

Salif Diallo (formateur à Diambars) : «Sadio, à lui seul, ne peut pas porter l’équipe»

Salif Diallo, formateur à Diambars



L’élimination du Sénégal dès le 1er tour du Mondial 2018 a un goût amer pour l’ancien milieu de terrain sénégalais. Salif Diallo, formateur à Diambars, estime que les Lions avaient largement les moyens de se qualifier en 8èmes de finale. S’il reconnaît que les prestations de Sadio Mané ont été moyennes, il souligne que le joueur de Liverpool ne peut pas à lui tout seul tout faire.
Manquements dans le jeu des Lions
«Il y a eu des satisfactions. Le coach avait mis une bonne organisation défensive. Sur les 3 matchs, on a gêné l’adversaire. C’est dans la possession du ballon qu’il y a eu des soucis. On n’était pas sûr de ce que l’on faisait, de ce que l’on voulait faire. Être le maître du jeu, c’est ce qui manquait franchement. Il n’y avait pas des connexions entre le milieu de terrain et l’attaque. Les milieux de terrain sont restés milieux de terrain. Les attaquants sont restés dans leur position. Il n’y a pas eu d’interpénétration. On n’a pas vu un milieu de terrain faire appel dans le dos de la défense adverse. Ils sont restés milieux de terrain en procédant par des passes accompagnées. Le travail de déséquilibre, le fait de démarrer à gauche pour terminer à droite ou de la droite vers la gauche, a manqué aussi. Mais, il y avait largement de la place pour passer en 8èmes de finale. C’est ce qui fait mal. Nous avions les qualités pour nous qualifier».
Prestation de Sadio Mané
«Je crois que la prestation de Sadio Mané durant ce Mondial a été moyenne. On attendait beaucoup plus de Sadio Mané, vu ses qualités. Et surtout au regard de ce qu’il a démontré avec son club, Liverpool. Mais un footballeur qui joue plus de 50 matchs européens à un niveau très relevé, je crois que son corps est fatigué. C’est une question que je me suis posé. Est-ce que Sadio n’était pas fatigué ? Ce sont des interrogations. En plus, Sadio, à lui seul, ne peut pas porter l’équipe. Il faut des meneurs de jeu à l’équipe. Des gens capables de prendre le jeu à leur compte. Si Sadio ne reçoit pas de bons ballons, comment il peut faire la différence ?»
Redistribution des cartes pour le poste de gardien
«La redistribution des cartes pour le poste de gardien de but, c’est du ressort du sélectionneur et de son staff. C’est à eux de voir si vraiment Khadim Ndiaye a donné satisfaction ou pas. Mais, on ne peut pas tout imputer à Khadim. Parce qu’il y a des fautes avant que le ballon ne vienne sur Khadim Ndiaye. Il y a eu des fautes de placement. Par exemple sur l’égalisation japonaise, le ballon ne devait pas traverser. Il y a eu un deuxième centre. Tout cela, c’est parce qu’il y a des fautes de placement. Nous n’avons pas été vigilants. Une défense est collective. Ce ne sont pas seulement les 4 défenseurs et le gardien de but. C’est tout le monde».

Stade Ngalandou Diouf : Le Mouvement Navétane met la pression pour la réception


 
                                            Aire de jeu et 2ème tribune du stade


Le stade Ngalandou Diouf a été fermé en 2011 par l’ancien maire Badara Mamaya Sène. Depuis lors, c’est la galère pour les sportifs rufisquois. Les travaux étant pratiquement terminés, le mouvement Navétane met la pression sur les autorités pour y jouer cette année.
La dernière visite du ministre des Sports au stade Ngalandou Diouf remonte à début janvier. Matar Ba, accompagné des responsables de l’AGETIP et de la CSTP, avait demandé à ces derniers de tout faire pour mettre à disposition le stade. Cela fait 7 ans que les Rufisquois n’arrivent toujours pas à regarder des matchs dans cet antre mythique.
Un tour au stade, hier jeudi, nous a permis de constater l’avancement des travaux. Le gazon synthétique est posé. Il est ceinturé par une canalisation pour éviter l’inondation de l’aire de jeu. La grille de protection est installée. La deuxième tribune est déjà construite. Cependant, les anciens projecteurs décorent toujours le stade. C’est un des points noirs de la réfection. Autre chose : le manque d’eau sur les lieux. «On peut rester 3 jours sans avoir le liquide précieux», nous raconte un des travailleurs.
Oui, les travaux ne sont pas encore terminés. Des gravats encombrent le site. Une petite «forêt» pousse derrière la nouvelle tribune. Et un ouvrier s’affaire à la tribune de presse, campée sur la tribune couverte, pour les finitions. La maison, réservée au directeur ou au gardien du stade, a été retapée. Il est vrai que l’enceinte peut être réceptionnée mais il nécessite avant tout un grand toilettage.
Toujours est-il que le mouvement Navétane de Rufisque aimerait bien y dérouler ses activités cet été et Teungueth FC espère y recevoir ses matchs de Ligue 1 pour la saison 2018-2019.
«Le stade réceptionné après le Mondial»
«Les grands travaux sont pratiquement terminés. Vu la situation, rien ne devrait nous empêcher d’y jouer. Parce qu’il ne reste que l’électricité domestique et le déblayage. Je pense que cette année, le Navétane peut bel et bien se dérouler correctement au niveau de Rufisque», soutient Aly Seck, porte-parole des présidents de Zones de Rufisque ville.
Le président de la Zone 2A de l’ODCAV Rufisque a soutenu qu’il se susurrait que le stade «serait inauguré et réceptionné» avant le début du Mondial. «Par la suite, nous avons eu des échos que le stade sera réceptionné après le Mondial. On attend, et je pense que cela ne va poser problème parce qu’on doit normalement rencontrer le ministre, par le biais de nos supérieurs, c’est-à-dire le président de l’ONCAV Amadou Kane, afin de faire pression pour que le stade soit réceptionné», confie-t-il, ajoutant qu’ils espèrent obtenir une audience auprès du maire pour tenter de faire évoluer les choses.


dimanche 1 juillet 2018

Découverte : Moussa Guèye, Sima Aguilas (D4 USA)


Un rugueux défenseur plein d’avenir
Moussa Guèye, Sima Aguilas (D4 USA)

Formé au Galaxy FA de l’international sénégalais Salif Diao, Moussa Guèye fait actuellement son trou au Sima Aguilas en Floride (USA) où il est arrivé en 2016.
Depuis le bas âge, Moussa Guèye a commencé à fréquenter l’école football de l’AJCLTS de Diokoul sous la responsabilité de Sarry Mbengue. Une école de football qui est un des viviers de Galaxy FA, académie créée par Salif Diao, ancien joueur de Liverpool. Après quelques années de formation, ses performances convainquent les dirigeants de l’emmener aux États-Unis. Au pays de l’Oncle Sam, le rugueux défenseur intègre le Sima Aguillas, évoluant actuellement à la Premier Development League. Une Ligue de football amateur organisée, composée de 74 équipes réparties en 11 poules.
Né en 1998, Moussa Guèye (1m76 / 68 kg) a été titularisé à trois reprises sur les 7 matchs disputés par son club, cette saison. «C’est un joueur physique, technique et très discipliné. Il a toujours envie d’aller de l’avant. C’est un bosseur. Il est un peu timide mais une fois sur le terrain, on voit une autre personne. Il est rigoureux. Il a l’avenir devant lui», confie Sarry Mbengue, son formateur à Rufisque.
Créé il y a tout juste 5 ans, Sima Aguilas (1er, 14 pts+6) de Moussa Guèye occupe le fauteuil de leader du groupe Sud-Est des USA à égalité de points avec Lakeland Tropics (2ème, 14 pts+2).