mercredi 14 juin 2017

Abdoulaye Sarr, Directeur technique de Génération Foot

«Maintenant, faire bonne figure en Afrique»
Abdoulaye Sarr, Directeur technique Génération Foot

Abdoulaye Sarr est un dirigeant comblé. Très posé comme à l’accoutumée, le directeur technique de Génération Foot savoure le premier titre de champion du Sénégal remporté par son club. Laye Sarr, comme on l’appelle familièrement dans le milieu du foot, revient, dans cet entretien, sur la saison des Grenats et évoque les perspectives.
Vous attendiez-vous réellement à ce sacre après seulement une année en Ligue 1 ?
Il faut dire qu’en début de saison, en tant que promu, l’objectif était le maintien. Mais chemin faisant, conscients aussi des possibilités que nous avions, nous nous sommes demandé s’il ne fallait pas, sans mettre la pression aux jeunes, avoir en vue plus que le maintien. D’autant que depuis la 8ème journée, nous avons gardé la première place. Donc, on a redéfini l’objectif en restant dans notre démarche, pour dire pourquoi ne pas jouer le titre. Et quand on a été conscient que cela est tout proche, on a fait table rase des autres compétitions à savoir la Coupe du Sénégal et la Coupe de la Ligue. Nous avons quantifié, mesuré nos possibilités et dit que si on se mettait sur tous les fronts, on serait dispersé. Parce que l’efficacité voudrait que l’on fasse un choix. Et le choix a été fait sur le championnat. Aujourd’hui, c’est le couronnement, c’est le sacre. Donc, encore une fois, rendre grâce à Dieu. C’est le travail de toute une équipe, à savoir les dirigeants, les pratiquants, le staff technique et tous les ouvriers qui, au quotidien, travaillent autour de Génération Foot. Je pense aux préposés du terrain, ceux qui s’occupent du gazon, aux autres corps de métier qu’il y a ici. Donc, c’est le travail de toute une famille, de toute une équipe.
On sent que vous êtes vraiment comblé avec ce titre…
Nous avons un sentiment de satisfaction, c’est vrai. Mais encore une fois, rendons grâce à Dieu. Aujourd’hui, je pense que pour ce centre de formation que nous avons l’honneur de diriger, c’est un grand jour, un moment important dans la vie du centre. C’est l’occasion de penser à tous les gens qui, au quotidien, essaient d’apporter leur savoir en y mettant leur cœur, leurs forces. Mais en premier, le président fondateur Mady Touré vers qui toutes les pensées vont, son collaborateur le président du FC Metz Bernard Serin et tous ses collaborateurs. Je crois que remporter le championnat d’un pays, il faut le faire. C’est la récompense d’efforts consentis durant toute la saison. Si nous sommes là aujourd’hui, il n’y a pas de secret : c’est le travail. On a essayé de mettre une organisation en place et d’être constant dans notre démarche, à la philosophie qui sous-tend toute notre action : faire des garçons non pas des footballeurs, mais des hommes capables de s’insérer dans la société. Parce que n’oublions pas qu’à Génération Foot, il y a aussi la scolarité. Il y a une école privée, qui va de la 6ème à la terminale. Donc, on essaie de combiner les deux : sport et études. Pour essayer de faire des hommes qui, demain, seront capables, comme je l’ai dit tantôt, de s’insérer dans la société. Parce que l’on sait que tout le monde ne sera pas footballeur professionnel. Mais, il faut être aussi dans l’anticipation et penser à l’avenir de ces enfants, à ces familles qui nous font confiance, qui nous laissent les gamins à bas âge. Donc, je pense que si la partie sportive est mise aujourd’hui en relief, on n’oublie pas non plus ce qu’on fait dans le domaine de l’éducation, car ici le c’est le maître mot. Je crois que tout le monde est content. C’est pourquoi j’ai dit rendons grâce à Dieu d’abord, ensuite remercions nos parents, nos amis et essayons de nous remettre en question comme on le fait tout le temps et de rester dans une continuité. Parce que le chemin est encore long.
Vous avez marqué dans les arrêts de jeu pour remporter la victoire contre le Stade de Mbour (4-2). Comme contre Niary Tally. Y a-t-il un travail spécifique qui se fait ici dans ce sens ?
J’ai toujours dit tant que l’arbitre n’a pas sifflé, il peut se passer quelque chose. Demain, le même état d’esprit nous animera. Pour la compétition, le haut niveau, c’est le mental. Et chaque fois qu’il y a un temps pour prendre des points, il faut le mettre à profit. Même dans la difficulté, nous n’avons jamais baissé les bras. Pour montrer que ce volet, ce facteur mental, est important. Donc, ce n’est pas la première fois que cela nous arrive. À Louga, je me rappelle, contre le Ndiambour, c’est vers la fin qu’on a pu égaliser et marquer le but de la victoire. Et c’est une culture que l’on essaie de développer à Génération Foot. Tant que l’arbitre n’a pas sifflé, il y a des choses à prendre. Il faut aller à fond. La preuve, même sur le ratio buts en championnat, on a dit qu’on peut encaisser des buts mais il faut en marquer le plus possible. Je crois qu’aujourd’hui, en matière de records, on a fait quelque chose d’important sur le plan offensif.
Pikine et Gorée ont remporté le championnat et se sont retrouvés en difficulté la seconde saison. Allez-vous apprendre de ces expériences pour ne pas faire les mêmes erreurs que vos prédécesseurs ?
Comme disait l’autre c’est une vie. Je ne l’ai jamais souhaité ni à l’US Gorée ni à l’AS Pikine mais ces exemples nous serviront de leçons. Et à Génération Foot, dans le management, c’est une autre démarche. Nous pensons tirer les enseignements de tout ce qui se passe pour faire du haut niveau et mettre le temps qu’il faut. Je pense que nous prendrons toutes les garanties possibles pour ne pas verser dans cette situation. Donc, aujourd’hui, je crois que c’est bizarre de voir qu’un champion soit relégué. On pourrait dire quelquefois que cela ne se passe qu’au Sénégal. Nous allons essayer d’analyser froidement tout cela pour essayer de rester sur terre. De savoir que chaque jour, c’est la remise en question. Et en étant humble, en étant patient, en restant sur les valeurs qui font Génération Foot : le respect, le partage, la solidarité. Nous pensons éviter ce piège.
Ibrahima Niane et Ablie Jallow vont quitter pour le FC Metz. Êtes-vous prêts à pallier leur départ avec des renforts de l’extérieur ou avec la promotion des jeunes du centre ?
Je pense que c’est toujours difficile de perdre des joueurs de ce calibre. Mais dites-vous que la vie est faite de rencontres et de séparations. Et je crois que ça va se passer dans de bons termes. On l’a fait l’année dernière en Ligue 2 quand on est monté. Cinq titulaires étaient partis. Je peux citer Wagane Faye et Ibou Faye, qui sont en RFC Seraing en Belgique, Lemouya Goudiaby, Ismaïla Sarr et Aliou Diatta au FC Metz. Ils étaient des cadres dans l’équipe. Mais je pense qu’il y a une relève qui est préparée. Cette année, nous avons joué régulièrement avec 6 juniors. Cheikh Tidiane Sabaly, on l’a révélé vers la fin de la saison. Amadou Dia Ndiaye, on l’a amené cette saison petit à petit. Ce sont des juniors. Donc, je pense que la vocation du centre, qui est une académie, c’est de faire une promotion interne. Maintenant, s’il y a lieu, pour des impératifs précis, d’équilibrer certaines lignes et de renforcer certains secteurs, on fera un recrutement ciblé. Mais dans la logique, c’est la promotion interne qui sera privilégiée. Mais quelque part aussi, il faut promouvoir des jeunes et les amener dans le haut niveau. C’est aussi un des objectifs du centre. Donc, le départ d’Ibrahima Niane et celui d’Ablie Jallow ne nous procureront que du bonheur, du plaisir. Parce que c’est ça qui fait notre fierté comme nous l’avons eu avec les Sadio Mané, Diafra Sakho et Babacar Guèye, etc. C’est une des vocations du centre. Derrière, il y a des jeunes. Si nous avons besoin d’expérience, on ira piocher mais avec un recrutement intelligent, ciblé. Pour avoir sur certaines lignes, à des postes clés, les gens qu’il faut pour faire face au défi Afrique. Parce que là, nous allons en Afrique s’il plaît à Dieu. Nous devons penser au quotidien du football sénégalais, c’est-à-dire le championnat national. Il faut faire un travail de fourmis. Toujours être dans l’anticipation et essayer de savoir que tout n’est pas donné. Tout a un prix. C’est à nous de nous investir, de prendre les bonnes initiatives et d’être assez responsables pour faire face. Parce que cela arrive à beaucoup de centres ou d’équipes qui ont des centres de formation. Entre les compétitions africaines et les compétitions au plan local, souvent les équipes laissent des plumes. Mais je pense que nous allons essayer d’user de beaucoup d’intelligence pour être présents au niveau de notre championnat et faire bonne figure en Afrique.


mardi 13 juin 2017

Tournoi de montée en N2 : HLM Grd Yoff, Mbao et Zénith Guez représenteront Dakar

                                    16 équipes en lice pour 6 places

HLM Grand Yoff

Les équipes devant représenter la région de Dakar au tournoi de montée en National 2 sont connues. Il s’agit de HLM Grand Yoff, Modèle de Mbao et Zénith Guez.
Au départ, elles étaient 46 équipes réparties en 5 poules dont 4 de 9. «À l’issue du championnat, les équipes classées 1ères et 2èmes de chaque poule, soit au nombre de 10, se sont qualifiées pour les 8èmes de finale», explique Abdoulaye Guèye «Sena», membre de la Commission sportive de la Ligue de Dakar. C’est ainsi que Zénith Guez, Sicap FC, Thiossane Pikine, Deggo Ouakam, AS Police, Modèle de Mbao, Agora, Saltigué, HLM Grand Yoff et Sporting de Rufisque ont décroché leurs tickets pour le second tour. Meilleures équipes durant le championnat, HLM Grand Yoff et Sporting de Rufisque étaient exemptés pour les 8èmes de finale à l’issue desquels les 4 équipes en sus des 2 exemptées sont qualifiées pour les quarts de finale. Durant ces rencontres, HLM Grand Yoff et Modèle de Mbao ont respectivement battu Sporting de Rufisque (0-0, tab 3-2) et Thiossane de Pikine (1-1, tab 4-1) tandis que Agora a plié (1-2) face à Zénith Guez. En demi-finales du championnat régional, les trois vainqueurs sont complétés par Thiossane, meilleure équipe vaincue. Cependant, HLM Grand Yoff, Modèle de Mbao et Zenith Guez vont représenter la région de Dakar pour le tournoi de montée en National 2. Lequel sera disputé par 16 équipes. Chacune d'elles tentera de se battre afin de s'octroyer une des 6 places. 

Résultats 8èmes de finale
Samedi 27 mai 2017
Zenith Guez / Sicap FC 2-0
Thiossane / Deggo Ouakam 3-1
AS Police / Agora forfait
Saltigué / Modèle de Mbao 0-2
Exempts : HLM Grand Yoff, Sporting de Rufisque
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Résultats ¼ de finale
Jeudi 1er juin 2017
HLM Grand Yoff / Sporting 0-0 (tab 3-2)
Zénith Guez / Agora 2-1
Samedi 3 juin 2017

Modèle de Mbao / Thiossane Pikine 1-1 (tab 4-1)

Interview avec Malick Thiam, candidat à la présidence de la Ligue de Dakar

«Être président pour partir par la grande porte»

Malick Thiam, candidat président de  Ligue de Dakar

Rugby : S’en-Fout-Le-Score, une saison cauchemardesque

Finaliste malheureux des 2 trophées majeurs

S'en-Fout-Le-Score

Après 11 ans sans gloire, S’en-Fout-Le-Score espérait soulever le Bouclier du Lion tant convoité du Championnat à XV. Cet espoir s’est finalement transformé en regrets et déceptions. L’équipe de Dène a perdu la finale de la Coupe du Sénégal et celle du Championnat face à Yoff.
Au cours du Championnat à XV, la plupart des férus du rugby avaient misé sur S’en-Fout-Le-Score pour remporter le titre. Vainqueur du fifteen en 2000, 2003 et 2006, S’en-Fout-Le-Score espérait reconquérir le Bouclier du Lion. Mais son rêve s’est transformé en cauchemar. «C’est une déception. Ce n’est pas facile de perdre contre la même équipe deux fois d’affilée (en Championnat et Coupe du Sénégal), surtout en finale. Nous avons raté notre objectif», a confié le coach Bourama Sambou. Et de poursuivre : «Mais le rugby va continuer. Il ne va pas s’arrêter aujourd’hui. C’est dur pour les joueurs. Mais il faut les encourager parce qu’ils ont fourni des efforts. Arrivé en finale, il n’y a pas de calculs. Nous avons fait des erreurs, qui ont payé cash
Lors de la finale de la Coupe du Sénégal disputée le 7 mai, Yoff s’est adjugé le trophée en s’imposant sur le score de 30-22, avant de rééditer l’exploit (24-14) en finale du Championnat une semaine après. Le coach des S’en-Foutistes se livre à un commentaire sur cette double confrontation perdue : «Il y a quasiment les mêmes essais qu’en finale de la Coupe du Sénégal. On a encaissé un essai à la 4ème minute. On a été mené 16-6 comme le score d’avant. Les joueurs ont été tellement motivés. Au retour des vestiaires, ils ont montré une autre facette. Ils ont produit du bon jeu pour marquer un essai. Finalement, ils ont fait des erreurs qui ont payé cash. Cela a profité à Yoff». Ancien sociétaire du club, M. Sambou ne désespère pas et se projette dans l’avenir : «Nous allons continuer à bosser. Ce n’est pas que nous avons perdu 2 finales que nous allons arrêter tout de suite. On est là pour nourrir le rugby sénégalais car la tranche d’âge est entre 18 et 25 ans. Il y a certes des regrets mais nous allons continuer à bosser».


Interview avec Mouhamed Diouf, président de Keur Madior (N1)

«Le cahier des charges ne va pas poser problème»

Mouhamed Diouf, président de Keur Madior
       
Créé en 2005 et affilié à la FSF en 2007, Keur Madior est la première équipe du National 1 à décrocher le ticket pour la Ligue 2, cette saison. L’équipe du président Mouhamed Diouf a engrangé 12 victoires, 6 nuls et 2 défaites à 2 journées du terme. Le président précise que le respect du cahier des charges ne pose aucun problème afin de permettre à son club de faire une bonne figuration en Ligue 2.

Keur Madior accède en Ligue 2 pour la première fois. Certainement, un motif de satisfaction de venir dans le professionnalisme 9 ans après sa mise en œuvre…
C’est un sentiment de réelle satisfaction et de fierté. Après des années tant difficiles où nous avions la possibilité de faire monter l’équipe en Ligue 2. De réussir le pari qui n’était pas évident au départ. Parce que non seulement l’équipe est encore jeune, mais la compétition était très ardue. Néanmoins, les joueurs ont réussi la montée.
Sur quels leviers vous êtes-vous appuyé pour la réussite de l’accession du club en Ligue 2 ?
Le premier secret d’abord, c’est le travail. Depuis que Keur Madior a été créé, nous n’étions jamais pressés. Nous avons voulu prendre notre temps pour mettre en place une bonne organisation. Avec un bon projet, qui puisse vivre très longtemps. Maintenant, la communication a été l’une des clés importantes pour l’équipe de Keur Madior. On a voulu mettre un travail dans la durée. Keur Madior n’a jamais remercié un technicien, on a toujours travaillé dans la durée. Sachant que le travail doit se faire dans le temps. Et je crois que c’est ce qui a fait que nous avons réussi à gagner ce pari.
Il y a certainement un coût pour l’accession du club en L2…
Évidemment, Keur Madior a toujours eu des budgets, je ne dirais pas colossaux, mais importants. Nous avons réussi, toutefois, à mettre l’équipe dans de très bonnes conditions, en cherchant des techniciens de qualité, en faisant tout pour que les joueurs n’aient pas des problèmes au niveau de la prise en charge. Et cela a un coût. Depuis 5 voire 6 ans, Keur Madior gère un budget qui avoisine 10 à 15 millions FCFA, chaque année. Un budget pratiquement soutenu par l’école, c’est-à-dire le complexe scolaire Keur Madior, et la municipalité de Mbour qui nous remet une subvention régulière de 4 à 5 millions FCFA par année. Le reste, c’est comme on fait au Sénégal, avec les mécènes et personnes ressources. Bon an, mal an, nous dépensons entre 10 et 15 millions FCFA, chaque année.
Avez-vous les moyens de respecter le cahier des charges, une exigence de la Ligue pro ?
En tout cas, nous savons ce que demande le cahier des charges pour aller en Ligue professionnelle. Nous l’avons appréhendé à sa juste valeur. Depuis 5 ou 6 ans, on a bataillé pour aller en Ligue 2. Pour dire que le cahier des charges ne va pas poser problème.
Comptez-vous ouvrir le club pour l’achat d’actions ?
On est en train d’y réfléchir. Une réunion est convoquée le mois prochain pour voir la conduite à tenir. Mais je pense que rien n’empêche que Keur Madior puisse ouvrir son capital aux Mbourois et aux Sénégalais. Nous avons beaucoup d’admirateurs. Je pense que le public mbourois est un public sportif. Il aime beaucoup le football. J’ai l’intention de proposer au bureau et au Comité directeur d’ouvrir le capital du club à tous les Mbourois.
Keur Madior viendra renforcer les clubs de Mbour en Ligue pro. Comment allez-vous vivre cette cohabitation ?
C’est le lieu de remercier les clubs de Ligue 1 de Mbour qui nous ont beaucoup apporté. Vous savez, quand ils finissent de prendre leur effectif, apparemment tout ce qui reste, ils le versent à Keur Madior. Il y a des clubs comme Diambars, Mbour Petite Côte et Stade de Mbour qui nous prêtent des joueurs, parfois. Depuis longtemps, nous nous comportons comme une équipe professionnelle quant à l’environnement, au vécu des joueurs, à leur comportement. Ce qui veut dire que nous sommes un peu proches des clubs professionnels. Vraiment, nous avons d’excellents rapports avec tous les clubs de Mbour. Ils nous encadrent et nous aident dans notre travail. Et je pense que cette collaboration va continuer dans d’excellentes conditions.
Le club sera-t-il renforcé lors de la prochaine saison ?
En tout cas, depuis que Keur Madior est né, dans tous les championnats disputés, nous avons tenté de jouer les premiers rôles. Mais la Ligue 2, c’est un autre domaine. Nous viendrons pour apprendre. Et nous n’avons pas la prétention de remporter la 1ère place du groupe. Mais pour faire une bonne figuration.
À vous entendre, vous allez jouer le maintien…
Voilà ! Si nous arrivons à nous maintenir, ce sera très bien. Parce que ce n’est pas évident de monter et faire bonne figure en Ligue 2. Nous espérons faire une bonne saison pour maintenir le club.


Génération Foot entre dans l’histoire du football sénégalais

Après avoir battu Stade Mbour

Olivier Perrin porté en triomphe par ses joueurs

Après avoir perdu (0-2, 11ème j.) face à Stade Mbour, Génération Foot a pris sa revanche en dictant sa loi (4-2) aux Stadistes, hier, dimanche à Dène, comptant pour la 24ème journée de la Ligue 1. Avec cette victoire, Génération est championne du Sénégal à deux 2 journées du terme.
«Génération Foot est l’équipe la plus régulière du championnat. Quand on sait que le championnat se gagne sur la régularité. Elle mérite d’être championne», a soutenu Youssouph Dabo. Le coach du stade Mbour a résumé le match en ces termes : «On a eu à revenir deux fois au score. Ce qui n’est pas évident. Après nous avons craqué dans les dernières minutes du match. C’est dû peut-être à la fatigue parce que nous avons du mal à remonter le bloc. Et quand on est en face d’une équipe, qui joue long, il fallait remonter le bloc et chercher le porteur très haut. On l’a fait en début de seconde période. Mais à la fin, on n’est pas capable de le faire. Nous n’avons pas répété les mêmes efforts. C’est pourquoi, nous n’avons pas gagné le match». Dès l’entame du match, les Grenats n’ont donné aucun round d’observation aux Stadistes avec un but d’Ibrahima Niane (6’) avant que Mamadou Sall n’égalise (39’). Avant la pause, le lutin Ablie Jallow donne encore l’avantage à l’équipe de Dène sur un coup franc (45’). A la reprise, Stade Mbour revient à la charge sur un coup franc bien tiré par Amsatou Guèye (2-2, 63’). Entré à la place d’Ablie Jallow, Mamadou Lamine Guèye donne à nouveau l’avantage à ses siens (91’). Avant qu’Ibrahima Niane ne porte l’estocade à ses parents mbourois (93’). Avec cette victoire, Génération Foot entre dans l’histoire du football d’élite sénégalais, après avoir remporté la Coupe nationale en 2015.

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Ligue 1 : 24ème journée
Génération Foot / Stade Mbour 4-2
Dimanche 11 juin 2017
Stade Déni Birame Ndao
Buts
Génération Foot : Ibrahima Niane (6’, 93’), Ablie Jallow (45’), Mamadou Lamine Guèye (91’)
Stade Mbour : Mamadou Sall (39’), Amsatou Guèye (63’)
Avertissements
Génération Foot : Amadou Samba Guèye (22’), Mamadou Lamine Guèye (92’)
Stade Mbour : Ngagne Hanne (36’), Cheikh Maleyni Mbaye (41’), Djiby Diop (44’), El Hadji Ousseynou Sidibé (71’)
Arbitres
Ibrahima Niang, assisté d’Amadou Matar Gaye et Abdoulaye Gningue (Trio CRA Kaolack). 4ème arbitre : Mouhamadou Mbacké (CRA Dakar)
Équipes
Génération Foot : Mohamed Niaré - Amadou Samba Guèye, Ismaila Simpara, Mohamed Kane, Issa Diouf - Sidy Bara Diop (cap.), Oumar Ngalla Samb (Bakary Mané 57’), Jean Louis Barthélemy Diouf - Ablie Jallow (Mamadou Lamine Guèye 76’), Ibrahima Niane, Cheikh Tidiane Sabaly (Malick Cissé 71’). Coach : Olivier Perrin
Stade Mbour : Cheikh Maleyni Mbaye - Baye Abdoulaye Kama, Mamadou Sow, Sidy Ndiaye (cap.), Khadim Rassoul Sall - Amdy Moustapha Bèye (Amsatou Guèye 59’), Djiby Diop, Mamadou Sall - El Hadj Ousseynou Sidibé, Ngagne Hanne (Mouhamed Coly 75’), Babacar Wade (Mouhamed Guèye 17’). Coach :Youssouph Dabo
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Réactions
Abdoulaye Sarr, directeur technique de GF
«Un grand jour, un moment important dans la vie du centre»
«Nous avons un sentiment de satisfaction d’être sacré. Mais tout d’abord, rendons grâce à Dieu. Aujourd’hui, je pense que pour ce centre de formation que nous avons l’honneur de diriger, c’est un grand jour, un moment important dans la vie du centre. C’est l’occasion de penser à tous les gens qui, au quotidien, essaient d’apporter leur savoir en y mettant leur cœur, leurs forces. Mais en premier, le président fondateur Mady Touré vers qui les pensées se tournent, son collaborateur le président de FC Metz, Bernard Serin, et tous ses collaborateurs. Je crois que prendre le championnat d’un pays, il faut le faire. C’est la récompense d’efforts durant toute la saison. Si nous sommes là aujourd’hui, il n’y a pas de secret : c’est le travail. Essayer de mettre une organisation en place et d’être constant dans notre démarche à savoir la philosophie, qui sous-tend notre action.»
Olivier Perrin, coach de GF
«Nous avons fait deux demi-saisons exceptionnelles»
«Nous avons fait deux demi-saisons exceptionnelles. Je crois que c’est le terme. Avec beaucoup d’humilité, de victoires et d’émotion. Je suis très fier de mes joueurs, du staff. C’est un titre. Et pour moi, un titre est toujours beau pour un entraîneur. Aujourd’hui, les dieux du foot sont avec nous. On le mérite. On a toujours joué les matchs pour les gagner. On a marqué beaucoup de buts. C’est exceptionnel. Je suis vraiment comblé.»
Sidy Bara Diop, capitaine de GF
«Être champion du Sénégal, n’est pas du tout facile»
«Nous sommes heureux d’avoir remporté le championnat. C’était notre souhait. Notre objectif au début du championnat, c’était le maintien. Après avoir perdu les coupes, il ne nous restait que le championnat. On a insisté sur cela et continué à travailler. Nous avons trimé aux entraînements. Et aujourd’hui, nous avons atteint notre objectif. Mais être champion du Sénégal n’est pas du tout facile. Le travail continue. Nous avons remporté le championnat, il nous reste autre chose.»
Ibrahima Niane, buteur de GF
«Il reste du boulot à faire, je veux battre le record»
«Cela nous fait plaisir de remporter le championnat et d’être meilleur buteur aussi. Mais le championnat n’est pas encore fini pour moi. Il reste du boulot à faire. Car je veux battre le record (de buts en championnat pro détenu par Pape Ibnou Ba 17 buts). Ce n’était pas facile de remporter le championnat. Mais nous rendons grâce à Dieu. C’était toujours difficile mais le foot, c’est comme ça. On est fier aujourd’hui, tout le monde est content.»

mercredi 7 juin 2017

Rugby : Le coach des Lions du Sénégal lance un signal fort

Préparation de la CAN 2017

Philippe Oro, sélectionneur des Lions

Classé 38ème mondial et 4ème au niveau africain, le Sénégal prépare sérieusement la compétition Rugby Africa Gold Cup (l’élite). Les Lions de l’ovalie recevront à Dakar les Zimbabwéens le 24 juin et les Ougandais le 1er juillet. Le coach Phillipe Oro entend bien démarrer à domicile afin de permettre aux Sénégalais de participer aux éliminatoires de la Coupe du monde Japon 2019.
Après avoir remporté le titre de champion du groupe B en battant (15-14) la Tunisie, le Sénégal se lance dans un nouveau challenge. Les Lions de l’ovalie tenteront lors de la CAN de figurer parmi les 5 meilleures équipes pour prétendre participer aux éliminatoires de la Coupe du monde prévue au Japon du 20 septembre au 2 novembre 2019. «Ne pas finir dernier nous donnerait l’occasion de pouvoir rester en Rugby Africa Gold Cup la saison prochaine. Et donc de pouvoir prétendre participer aux éliminatoires courant 2018 de la future Coupe du monde au Japon», a soutenu le coach dans le site de la FSR.
«Ne pas faire du tourisme»
Phillipe Oro a «découvert» la sélection sénégalaise lors du tournoi Africa Cup de Madagascar en 2016, remporté par le Sénégal, et il attend avec impatience les deux matchs contre le Zimbabwe et l'Ouganda pour sa première expérience comme titulaire. «Pour promouvoir le rugby il n’y a pas mieux. Prendre la température, faire une revue d’effectif avec des joueurs locaux. On a le devoir d’être proche de la population et de faire passer un message à l’ensemble du peuple sénégalais. On n’y va surtout pas pour faire du tourisme», ajoute celui qui a retrouvé la sélection fin 2016 pour la finale contre la Tunisie à Monastir.
Du côté de la Fédération, l’on nous signale que la liste va être publiée d’ici une dizaine de joueurs. Mais pour M. Oro, cette compétition va donner «l’envie de se frotter à ce qui se fait de mieux en Afrique». Avant de conclure en ces termes : «On part pour cinq semaines de compétition. Je suis excité à l’idée de retrouver l’ensemble des joueurs et le staff, de m’enrichir encore et encore de nouvelles expériences
Après les deux matchs à domicile, le Sénégal va tour à tour à affronter à l’extérieur la Namibie (8 juillet), le Kenya (15 juillet) et la Tunisie (5 août).


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Calendrier matchs équipes nationales
24 juin 2017
Stade Iba Mar Diop
Sénégal / Zimbabwe
1er juillet 2017
Stade Iba Mar Diop
Sénégal / Ouganda
Stade Mustapha Ben Jannet (Monastir)
Tunisie / Namibie
8 juillet 2017
Hage Geingob Stadium
Namibie / Sénégal
15 juillet 2017
Ground RFUEA
Kenya / Sénégal
5 août 2017
Stade Mustapha Ben Jannet (Monastir)

Tunisie / Sénégal